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Priorisation des projets : comment arbitrer un portefeuille
Noter des projets est facile. Décider lesquels s’arrêtent est la partie difficile — et cela n’arrive que si le classement rencontre la capacité.
Prioriser des projets, c’est répondre à une question que la plupart des organisations évitent : compte tenu de ce que l’on peut réellement staffer et financer, quels projets démarrent, lesquels attendent, lesquels s’arrêtent. Un classement qui n’est jamais confronté à la capacité n’est pas une priorisation — c’est un sondage d’opinion, et tout ce qui y figure reste ouvert.
Noter sur peu de critères, et toujours les mêmes
Quatre ou cinq critères suffisent : contribution à la stratégie, valeur attendue, coût, risque, et parfois obligation réglementaire. Au-delà, la note devient illisible et chaque projet trouve la colonne où il brille. Ce qui compte bien plus que le nombre de critères, c’est qu’ils soient identiques pour tous les projets et stables d’un cycle à l’autre — sinon on compare des classements, pas des projets.
Une note est une entrée, pas la décision
La notation donne un ordre. Elle ne donne pas un plan. Deux projets à note égale peuvent réclamer les trois mêmes personnes au même trimestre, et un seul passera. La décision apparaît quand on descend le classement et qu’on s’arrête à l’endroit où la capacité s’épuise — cette ligne est le portefeuille réel, et tout ce qui est en dessous doit s’entendre dire explicitement.
Les projets obligatoires sortent du lot en premier
Les projets réglementaires, de sécurité ou de fin de support ne s’arbitrent pas : ils consomment de la capacité avant que quiconque note quoi que ce soit. Les mettre dans le même classement que les projets discrétionnaires fausse tout l’exercice, puisqu’ils seront faits de toute façon. Sortez-les, retranchez ce qu’ils consomment, et arbitrez sur ce qui reste — c’est en général une enveloppe bien plus petite que prévu.
Réarbitrer à un rythme, pas à la demande
Un portefeuille priorisé une fois par an est une fiction dès le quatrième mois. Un portefeuille réarbitré à chaque demande est un chaos. Le milieu praticable est un cycle fixe — trimestriel pour la plupart des organisations — où les nouveaux candidats sont comparés à ceux déjà en cours, avec la possibilité d’en arrêter. Un portefeuille où rien ne s’arrête jamais n’a pas de priorisation, quel que soit son modèle de notation.
Arbitrer avec FoxPlan
FoxPlan porte les critères de notation, le coût et la demande en ressources sur les mêmes objets de portefeuille : un classement se lit donc face à la capacité disponible, et non à côté d’elle. Les scénarios permettent de tester un arbitrage — ce projet retenu, celui-là décalé d’un trimestre — et d’en voir l’effet sur la charge et le budget avant de s’engager ; l’arbre des objectifs stratégiques montre ce que le portefeuille retenu sert réellement.